Une Fête nationale endeuillée

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19 Juillet 2016

Le jour de notre Fête nationale, la France a encore été frappée par l'horreur après une journée de commémoration de nos valeurs républicaines : Liberté - Égalité - Fraternité !

Attaquer la France le 14 Juillet c'est bien entendu la provocation ultime !

Je peux malheureusement reprendre mes articles sur le sujet dont l'un date d'avant les attentats (article du Pays du 6 octobre 2014) ou j'alertais déjà, suite à mon rapport sur les services de renseignement, de la menace du terrorisme islamiste.

Oui, il faut de la compassion,

Oui, il faut l'unité du pays.

Mais aujourd'hui les Français demandent légitimement des actes de la part du gouvernement et force est de constater qu'il n'a pas pris suffisamment la mesure de l'ampleur de la menace intérieure.

A l'Assemblée nationale, suite à la demande de création d'une commission d'enquête formulée par Les Républicains et à laquelle j’ai participé, nous avons travaillé pendant près de 5 mois sur le sujet.

Présidée par mon collègue Georges FENECH, nous avons dévoilé la semaine dernière les recommandations de la commission d'enquête parlementaire sur la lutte anti-terroriste, et nous sommes nombreux, de droite comme de gauche, à regretter de ne pas avoir été écoutés par le gouvernement et le président de la République.

Pire, le ministre de l'intérieur M. CAZENEUVE avec sa suffisance et son arrogance habituelles, a méprisé le travail de la commission dont les membres représentaient l'ensemble des sensibilités politique du Parlement.

Pour votre complète information, vous pouvez prendre connaissance du rapport et de ses préconisations, ci-joint.

Alors que le gouvernement s'indigne une nouvelle fois et utilise des mots de plus en plus forts, les français ont l'impression que ceux qui les gouvernent sont impuissants à faire face à la menace du terrorisme islamiste.

Pendant longtemps, certains politiques et journalistes ont refusé de nommer clairement cet ennemi. Avec les événements tragiques de ces derniers mois les choses commencent toutefois à évoluer.

Nommer l'ennemi permet de mieux le connaître et donc, de mieux le combattre, de mieux l'anéantir.

Oui l'islamisme est un totalitarisme, tout comme l'était le nazisme et le communisme.

Depuis 2013, je suis intervenu à plusieurs reprises sur la question du terrorisme. Par mes travaux sur les services de renseignements et ma participation active aux différentes commissions d'enquête sur le djihadisme et les attentats, j’ai acquis une certaine connaissance de ces sujets et j'ai le regret de vous confirmer une nouvelle fois que ce n'est que le début d'une longue période sombre.

Oui cette guerre contre l'islamisme ne fait que commencer. Elle oppose la démocratie au totalitarisme, la liberté à l'obscurantisme, la civilisation à la barbarie.

Certains avaient critiqué l'un de mes collègues qui faisait part de son inquiétude quant à la présence d'une 5ème colonne, plus ou moins organisée, sur notre territoire national.

Force est de constater qu'il avait raison n'en déplaise aux bien-pensants.

Il est grand temps de prendre des décisions énergiques, fortes, réclamées par de nombreux français :

- Internement des individus fichés S pour lien avec le terrorisme islamiste et de ceux qui reviennent du djihad à défaut pour ces derniers d'avoir été neutralisés sur les zones de combats ;

- Rétablissement du contrôle à nos frontières nationales et renforcement de la coordination des fichiers de police ;

- Obligation pour les lieux de cultes de prêcher en français sous peine de fermeture administrative ;

- Fermeture systématique, sur décision administrative, des lieux de culte propageant le djihâd ou la haine de la France ;

- Remise en cause le regroupement familial ;

- Expulsion en procédure administrative immédiate de toute personne de nationalité étrangère manifestant des signes de radicalisation ;

- Application réelle de la loi sur l’interdiction du voile intégral dans l’espace public et fermeté contre la violence de ceux qui imposent le port du voile et de tout autre signe ostentatoire et provocateur ;

- Lutte contre l'endoctrinement des plus jeunes en interdisant le port du voile pour les mineurs ;

- Fin de l'automaticité de l'acquisition de la nationalité française à 18 ans garantie par le droit du sol ;

- Création d’un droit du sol plus restrictif en permettant aux étrangers nés sur le territoire français d'obtenir la nationalité à partir de 18 ans sous conditions, telles que la manifestation de la volonté, l’assimilation attestée et un casier judiciaire vierge ;

- Rétablissement de la double peine et l'expulsion des étrangers fichés ;

- Durcir les peines de prison pour les personnes condamnées pour terrorisme, et introduire la notion de perpétuité "réelle".