Intervention dans le débat sur le port du voile

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13 Mai 2012

Je suis intervenu aujourd'hui en séance dans le cadre du débat parlementaire sur le voile intégral. En préambule, j'ai rappelé les propos tenus par le Président de la République, le 22 juin 2009, devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles. Le chef de l’Etat avait indiqué que le problème de la burqa n’était pas un problème religieux mais un problème de liberté et de dignité de la femme, un signe d’asservissement. Voici les extraits de mon intervention : « Le voile intégral, ce n’est pas un vêtement, c’est un masque porté en permanence, volontairement ou sous la contrainte. C’est une indignité réservée à des femmes privées de toute vie sociale et professionnelle. En un mot, de toute vie normale ».

« Le port d’un voile intégral, qu’il s’agisse de la burqa pour des raisons identitaires ou du niqab pour des raisons religieuses, n’est pas en accord avec les principes de notre République. Il est évident qu’un visage entièrement voilé révèle une atteinte à la liberté des personnes et des femmes en particulier. Quels que soient les prétextes avancés en défense de l’interdiction partielle du voile intégral, aucun ne justifie de telles atteintes aux valeurs républicaines.», ai-je poursuivi, avant de me prononcer clairement en faveur d’une interdiction générale de la burqa : « On nous dit que l’adoption d’une loi d’interdiction partielle du voile intégral, dans les seuls lieux publics, serait plus tolérante, plus sûre juridiquement. Mais le respect de la dignité de la femme et doit-il s’arrêter au guichet d’une administration, à la salle d’attente d’un hôpital, à la cour de récréation d’une école publique, aux travées d’un autobus ? Ne pas généraliser l’interdiction du voile intégral reviendrait à maintenir ces femmes dans des prisons de tissu ».

J'ai également dénoncé « l’hypocrisie » de l’opposition : « Les socialistes font croire en l’existence d’un risque juridique pour ne pas voter, avec la droite, un texte auquel ils adhèrent mais qu’ils n’ont pas le courage de rejeter clairement, ayant bien compris que les Français nous soutiennent entièrement sur cette interdiction. Dans leur grande majorité, ils vont donc s’abstenir ce qui est regrettable sur un sujet qui dépasse tout clivage politique et n’a d’autre objectif que de défendre les valeurs fondamentales de notre République ».

Retrouvez l'intégralité de mon intervention sur le compte-rendu des débats:

http://www.assemblee-nationale.fr/13/cri/2009-2010-extra/20101011.asp#INTER_28